vendredi 1 mars 2013

Viande de cheval

TF1 News : Que peut faire l'Europe pour que ce type de tromperie des consommateurs ne se reproduise pas ?
José Bové, député européen : Ce qu'on peut faire de manière très claire, c'est saisir l'organe de lutte anti-fraude au niveau européen pour avoir une enquête complète. Nous venons de le faire. Nous avons aussi saisi l'ensemble des commissions pour la mise en place obligatoire d'un marquage précis sur les produits cuisinés.

TF1 News : Selon vous, il y a surtout derrière cette affaire "une logique financière" ?
J. B. : En Roumanie, il y a une loi qui a été votée et mise en œuvre en 2009-2010 pour interdire la circulation des charrettes sur les routes. Cela a entraîné des amendes de 125 euros, soit la moitié d'un salaire mensuel. Les gens se sont donc débarrassés de leurs chevaux et les ont revendus à des marchands peu scrupuleux. La production de viande équine a été multipliée par trois. Ces animaux de trait se sont retrouvés sur le marché et l'on fait plonger entre 50 centimes et 1 euro le kilo !

TF1 News : Cela suffit-il à expliquer une telle fraude ?
J. B. : Les intermédiaires savaient très bien comment se faire de l'argent, est-ce que ceux qui ensuite recevaient cette viande pour la transformer étaient au courant ? Était ce délibéré ou pas ? L'enquête le montrera. A partir du moment où le produit est 4 fois moins cher, il y a un intérêt économique évident pour des personnes peu scrupuleuses. C'est une explication, l'enquête dira s'il y en a d'autres...

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